Purée d’Azuki du Japon (Tsubu-an)

Purée d'Azuki du Japon (Tsubu-an) - Cuivre & Cumin

Petite flemme et grosse gourmandise avec une de ces rares (mais très usitées) préparations sucrées dans la cuisine japonaise, avec la purée sucrée d’azuki, ces très bons petits haricots rouges, dépistée après quelques errances sur sites divers, sur le site Cuisine Japonaise où décidément, on se sent à la source des choses, des manières de procéder et des noms – et où les processus sont souvent assez complexes… sauf dans le cas présent !

La purée d’azuki, comme on l’explique fort bien sur Nipponia, peut être laissée telle quelle, mangée avec du gâteau de riz (mochi) grillé et s’apparente alors davantage à une soupe sucrée (shiroku, ou zenzai), ou bien mixée et prend alors le nom de tsubu-an.

Cette simplissime recette permet en outre de substantielles économies et très peu d’efforts, par rapport à la préparation vendue toute prête, pas donnée et même pas bio d’ailleurs.

Impasto…

On peut l’utiliser comme une confiture, sur des tartines ou pour parfumer des yaourts ou des desserts, et comme ingrédient de pâtisserie, par exemple pour garnir ces incroyables friandises à la texture caoutchouteuse (on aime ou on déteste) nommées daifuku ou bien an-dango.
Pour les daifuku, j’ai tous les ingrédients mais pas encore le courage de me lancer dans la série d’opérations culinaires, un peu trop de haute volée pour moi… Je m’en tiens donc pour l’heure au tsubu-an, et la consultation de diverses recettes un peu partout m’a définitivement confirmée dans le choix indiqué plus haut, que je vous recopie sans plus de manières, juste après deux petites précisions :

=> je conseille de faire tremper les azuki au moins 12 heures avant toute utilisation. Et de bien rincer, les haricots rouges étant chargés en tanins peu digestes.
=> et pour le temps de cuisson total, ce sont des haricots * très longs * à cuire, donc je laisse l’indication de l’auteur qui était de 30-40 mn, mais personnellement j’ai plutôt laissé 1h30 (au moins).

§

– 150 g d’azuki
– 150 g de sucre

Laver les azuki.
Porter à ébullition 1 volume d’azuki pour 4 volumes d’eau, durant deux minutes.
Jeter l’eau pour lui ôter son âcreté.
Porter à nouveau à ébullition 1 volume d’azuki pour 6 volumes d’eau.
Laisser à feu doux 35 mn environ, jusqu’à ce que les azuki soient bien tendres.
Puis ajouter le sucre, toujours à feu doux.
Pétrir la préparation jusqu’à la consistance d’une purée. Mixer si l’on veut.
Laisser refroidir sur une assiette.

La purée d’azuki peut se conserver quelques jours au frigo, hermétiquement, et un mois au congélateur.

§

Verdict : c’est trop facile et c’est trop bon ! Le goût et la texture rappellent un petit peu la crème de marrons (donc idéal pour se plâtrer l’estomac, si jamais).
La couleur, violet-pourpre soutenu, est très agréable.
Envie, du coup, d’agrémenter la chose avec un peu de vanille pour le prochain essai.
Et offre l’avantage indéniable, pour les végétaliens, d’un apport en légumineuses qui ne soit pas du soja…^_^

(PS 1. Une dizaine de recettes à l’état de brouillon, j’espère les mettre au propre – et en ligne – un beau jour)

(PS 2. Le plaisir secret de la cuisine japonaise, c’est aussi d’avoir une bonne excuse pour apprendre des mots, comme pour l’italien ^.^)

Publicités

5 réflexions sur “Purée d’Azuki du Japon (Tsubu-an)

  1. Ouh, c’est vrai que la couleur est très très chouette ! le goût m’avait un peu surprise la première fois, mais le palais se laisse finalement séduire avec plaisir :P

    Et je n’imaginais pas que c’était aussi simple, dis ! Je passe souvent devant une boulangerie japonaise qui en fait de sympathiques petits pains briochés entrelacés de spirales brun-pourpre, c’est très tentateur mais alas pas vg, comme leurs gâteaux au thé vert – donc je sens que je ne tarderai pas à sauter sur ta recette pour résorber la frustration :o)

    J'aime

    • Mmh ça a l’air sympathique ces petites douceurs ^_^
      Dommage que ce ne soit pas VG, ouaip, d’autant qu’en cuisine japonaise ils sont vraiment pionniers là-dedans !
      (je repense là, un peu hors cuisine mais toujours intra culture, à ce passage lu sur les pinceaux en bambou pour la calligraphie et la peinture, où sont utilisés des poils de martre ou de lapin, et où ce sont des moines zen, justement, qui ont cherché à ne plus utiliser aucun animal, en total vegan mode, et ont inventé des pinceaux complètement en bambou, où le poil est remplacé par des fibres de bambou écrasées, pilées, je ne sais plus comment c’était. Mais, bon bref, par delà les siècles et les continents, l’esprit est là… fin de la digression :P)

      Alors pour poursuivre sur ce truc de la simplicité, oui je confirme, c’est proprement inratable (à moins de laisser les azuki cinq heures sur le feu), c’est vraiment économique surtout si on achète en vrac, et puis sérieux, ça tient bien au corps, donc c’est bien pour des efforts physiques (sucre rapide + protéine + sucre lent, ce dernier apporté par, disons, une tartine ou des biscuits, des céréales quoi), genre petite rando ou grosse journée à vélo ;)

      J'aime

  2. Hmmm bien tentante cette recette, et pas compliquée du tout ! (le rêve !! :) ) Comme j’ai pas (encore) de mixer, ça me convient très bien (alors que j’aurai volontiers tenté cet hiver le velouté de décembre, mais sans mixer… :( )
    Bref, j’ai bien envie de tenter (je me suis prévu des vacances consacrées à des tests de recettes ;)); mais j’ai une chtite question… ça se trouve où des azuki ? ^^ »
    Merci d’avance !

    J'aime

    • Hey :)

      Les azuki, ça se trouve très facilement en magasin bio, en vrac ou en sachet (je les prends en vrac, comme le reste il y a une bonne différence dans le prix au kilo, et pas d’emballage). Sinon, je pense qu’on peut en trouver au rayon sec, un peu partout, du côté du riz, des céréales etc. Ils ressemblent à des haricots rouges mexicains (tu sais, ceux dans les salades mexicaines) mais en beaucoup plus petits. :)

      Pour la réduction en purée, oui, quand ils sont vraiment bien attendris, tu peux y aller au presse-purée a la mano, voire à la fourchette ou au burin ;). Et pour le velouté, idem, en fait, au besoin, avant de lancer le truc on peut éclater les châtaignes en petits morceaux, au couteau, et puis obtenir au final une consistance un peu grumeleuse et plus authentique finalement que le mixage qui rend tout très ‘lisse’. vala ^_^

      Tiens nous au jus des vacances expérimentales ! ;)

      J'aime

  3. Oki, merci pour toutes ces indications ! :) (aaah cool je pourrais donc tenté le velouté l’hiver prochain!! :)).
    Pas de souci pour tenir au courant de mes vacances culinaires – faudra patienter un peu, par contre, car bien sûr je parlais des vacances d’été ^^ Mais j’ai déjà noté les recettes à tenter, et la purée d’azuki figurera certainement au menu ;) à moins que je la tente avant, en bonne impatiente ^^)
    Je n’oublie pas le démaquillant, hein, simplement je n’ai pas encore terminé le flacon précédent – et je suis toujours en recherche d’un joli flacon pour contenir celui qui sera home-made.
    Je prends note, donc, de tous ces conseils et de cette recette fort appétissante :)
    Bises salivantes (miam!)

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s