Notre pain quotidien

blé 1912

C’est le nom, déjà, d’un hallucinant documentaire muet sur la bouffe industrielle, mais aussi la belle et bonne recette de chez Pains du Monde, pour faire du pain de tous les jours à faire au four, consommable sur trois bons jours, voire plus. N’ai testé, avec succès, qu’avec de la farine de blé, mais je poursuivrais bien mes investigations boulangères avec des céréales aimées, seigle, épeautre…

Impasto…

La farine : blé T65, donc. Bien qu’on puisse, je pense qu’on peut aussi utiliser de la T55 qui est celle préconisée pour les machines à pain (MAP). Pour d’autres versions, voire des recettes les plus originales et engageantes, je vous laisse visiter ledit site de Pains du Monde, vraiment extra :)

La levure : levure de boulanger, elle est soit en sachet (monodose ou gros sachet de 500g beaucoup plus économique, nommé levain, un peu improprement) soit fraîche. Si fraîche, la conserver au frais et l’utiliser dans les 24h. Ne pas confondre bien sûr avec la levure chimique, celle pour les gâteaux.

Le sucre : pas indispensable dans plusieurs recettes de pains classiques, mais a toujours bien marché du temps de ma MAP, donc je garde. Et je suppose, sans avoir vérifié, que l’adjonction de sucre doit nourrir la levure en question, un peu comme pour les bactéries…

Le sel : à ne pas oublier parce que sinon, c’est vite immangeable ! Pour la MAP, il fallait éviter le contact avec la levure qu’il était censé tuer. Là ils sont en contact, pas de catastrophe constatée pour l’heure.

L’huile : tournesol pour le moment. L’huile d’olive donne des pâtes plus épaisses, il faut alléger la dose. Et si on veut rajouter des petites graines (lin, sésame, tournesol, pavot, voire un mix), il faut réduire d’autant la portion d’huile liquide car les graines sont de purs lipides.

Le pétrissage : alors justement, je me suis mise à faire mon pain au four car ma MAP ayant rendu l’âme après cinq ans de bons et loyaux services – thanx again à Shambalah pour ces cinq années panifiées ! ;) -, une bonne fée m’a offert un pétrin. Qui ne fait donc que pétrir, et ne cuit rien. Question dépense énergétique, la différence est favorable, en effet dans les MAP, ce qui consomme de l’électricité, c’est la résistance pour la cuisson. Le pétrissage quant à lui consomme très très peu, il fait juste tourner le pétrin.
(Attention aux vertus hypnotiques du pétrin :D … Aussi addictif que la machine à tambour, c’est dire s’il en faut peu parfois ^_^)
On peut aussi utiliser uniquement la fonction pétrissage de la MAP, laisser lever et cuire au four.
Cela étant, on peut enfin parfaitement pétrir à la main. Il faut : un plan de travail bien propre et dégagé, deux grandes cuillers en bois et deux petits bras musclés, oui parce qu’on en prend pour 15 minutes et que c’est physique !

Le levage : ne pas lésiner sur les temps réservés au levage, ce qui implique : prévoir plusieurs heures @home, à pouvoir faire autre chose entre temps.

La cuisson au four : très contente du résultat, et ce qu’on obtient ressemble davantage au pain classique que via la MAP. De l’eau dans le lèchefrites (ça chauffe tellement que pour mon premier essai j’ai mis un petit plat à four avec trop peu d’eau et que l’émail a cuit, donc est ressorti gris et inutilisable :S), une super bonne odeur, se démoule bien.
Là je fais mon mix dans un grand plat à gratin faute de mieux, mais disons que deux plats à cake de bon gabarit conviendraient mieux, sans doute.

§

– 760g de farine de blé T65
– 1 càs de sel
– 1 càs de sucre
– 1 càs bombée de levure de boulanger
– 2 càs d’huile de tournesol
– 420 ml d’eau (réserver en deux fois).

Dans le pétrin ou un grand saladier, mélanger la farine, le sel, le sucre puis la levure.
Ajouter la moitié de l’eau et les 2 càs d’huile. Mélanger à la cuiller en bois ou au pétrin (sur vitesse minimum).
Puis ajouter peu à peu l’autre moitié de l’eau.
Pétrir pour obtenir une pâte épaisse mais pas (trop) collante.
Réajuster avec un peu d’eau ou un peu de farine, c’est selon.
Recouvrir d’un torchon, laisser poser dans un endroit chaud 2 heures.
Huiler le(s) moule(s).
Frapper la pâte au poing pour la dégazer (ce qui donne un petit pschitt satisfaisant).
Déposer le pâton dans le moule, appuyer un peu si nécessaire.
Laisser à nouveau poser 2 heures.
Sur la fin, remplir d’eau le lèchefrites du four et préchauffer à 240°.
Tracer quelques traits dans le pâton – les grignes – en incisant au couteau.
Mouiller la surface du pâton à l’eau tiède, avec un pinceau de cuisine ou en aspergeant avec les doigts plongés dans un verre d’eau (solution bricolage maison).
Mettre à cuire 10 mn à 240° puis environ 35 mn à 220°.
Comme il est bien dit, « le pain doit sonner creux » si on le tape au couteau.
Démouler et laisser refroidir sur une grille.
Conserver dans un linge.

§

Verdict : ça ressemble à du pain, ça a le goût du pain, ça lève un petit peu moins mais pour tout dire c’est du bon pain :)
Pas de durcissement constaté avant plusieurs jours, ce qui garde donc le gros avantage par rapport aux pains blancs du commerce qui sont bons à donner aux oiseaux au bout de douze heures…
Voilà, j’espère améliorer mes proportions dans les prochains essais, mais d’ores et déjà, ça fonctionne bien :)

Je suis absolument ravie d’avoir trouvé cette recette et ce site ! :P

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4 réflexions sur “Notre pain quotidien

  1. Récidive avec moins de seigle (1/3 seigle – 2/3 blé) : j’attends le gong de fin, mais ça me semble bien mieux. Et j’ai repris le levage sur poêle, qui fonctionne quand même bien. Voili voilou…

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  2. (Je n’ai jamais mis que douze jours pour réaliser l’existence de ce nouveau comm…)

    Bon ben du coup, tu as peut-être déjà testé, ndostha. ça fait un peu longtemps que je n’ai plus eu le temps de faire mon pain, ça me manque d’ailleurs ; de mémoire, j’ai arrêté de mettre un fond d’eau dans le lèche-frites, la vapeur faisait dégoupiller les ptits circuits du four qui se mettait à délirer un peu, mais sinon, tout pareil. Pour la consistance, à 10-20 grammes près, je fais en fonction, si ça colle trop dans le pétrin, je rajoute une poignée de farine, si c’est à l’inverse trop farineux, un peu d’eau… et quelques graines quand j’y pense – pas trop, ça augmente la proportion de gras de l’ensemble.

    Bon, moi je n’ai ni pilori ni podium ;)

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