Crumble aux Baies

Crumble aux Baies rouges

De la pâte à crumble, des pommes et des baies vives et sombres… Et voici que voilà la version végétalienne de mon tout premier dessert, dédicacé à ma grande amie L. qui me concocta, aux temps déjà presqu’anciens de notre jeunesse étudiante, mon premier cahier de recettes, destiné à coupe-couper la jungle en friche de mon expérience culinaire inexistante… ça me fait bien plaisir de repenser à ces années hautes en couleur :)

Je crois donc bien que le crumble est vraiment le premier, le plus simple et le plus adaptable des desserts que j’aie humblement appris au cours de ces années. Ingrédients de base pour la pâte, mille variantes pour les fruits, très économique et à peu près inratable.
Si je m’étais doutée à l’époque (hum, cela fait bien quinze ans déjà) qu’un beau jour post-solsticial, du fond de mon Nid boisé – rien n’est encore fait mais j’en suis déjà tellement nostalgique ! -, je referais pour la centième fois cette recette, mais en version végétalienne et surtout avec des fruits rouges du jardin… Ben je ne sais pas si j’y aurais cru en fait :D … Mais je suis bien contente, pas fière mais soulagée, du chemin parcouru, et encore plus curieuse des sentes à venir :)

Bref, aujourd’hui il s’agissait d’abord de mijoter un dessert express, imprévu, pour douze personnes, avec les magasins fermés du dimanche matin – sauf l’épicerie à touristes vraiment trop chère. J’ai repris la base de Recettes Véganes, augmenté les doses et en fait rajouté plein de matière grasse (je ne parviens pas à former les ‘big miettes’ autrement) ainsi qu’un peu de parfum Mélange Pain d’Epices, et hop.

Briciole e bacche rosse…

La farine : blé basique, ou bien seigle, épeautre, froment si vous êtes en jambe ou si vous avez des fonds de pot à finir, tout va bien, la pâte n’est pas destinée à lever.

Le sucre : brunbioenvrac, je n’avais pas de raison de changer le combo qui marche. Ou du rapadura, pour un goût très fin et un prix un peu moins modique (il n’en faut pas des kilos non plus).

La margarine : basique aussi, faire attention à éviter l’huile de palme, pour les raisons de déforestation/destruction planétaire connues de tous, ainsi que les margarines à base d’huile d’olive, là c’est en raison du goût trop marqué, qui ne convient pas trop ici.
Si l’on souhaite une autre matière grasse végétale, ou qu’on n’a plus de margarine, on peut tenter à l’huile de tournesol (testé deux fois, résultat très correct) ou bien à l’huile de noix en version – très – luxueuse (goût prononcé là aussi mais délicieux, et parfait pour les desserts, pour le coup).

Les fruits : en ce jour triomphal marqué au sceau du rouge violine, ce fut donc pommes, cassis, groseilles. Mais on peut à peu près tout faire (on constatera la constante pommatoire) : pommes/poires, pommes/banane, pommes/kiwi, pommes/tous les fruits rouges de la création, en profiter en plein été ou en arrière-saison, mûres, cassis, framboises, groseilles, myrtilles sauvages ou cultivées, airelles… L’intérêt consiste dans le mariage de la chair douce et assez neutre des pommes (éviter les Granny Smith qui piquent les yeux, du coup) et de la relative acidité des fruits rouges, le tout compensé par le côté sucré mais point trop de la pâte. Toute une petite tambouille :)

Les épices : des lustres durant, ce fut une passion exclusive pour la cannelle. Et puis, coup de folie, j’ai rajouté cette fois un petit mix fort pratique, le mélange pour pain d’épices associant gaiement girofle, gingembre, muscade, cardamome… à doses infinitésimales.
Je les ai incorporés dans la pâte mais on peut également les saupoudrer sur les fruits, et sous la pâte donc (mais en fait, ainsi je crains un peu que ça cuise trop et que la saveur s’altère).
Autre option pour parfumer la pâte, le Mélange d’Epices pour Pumpkin Pie, dont je vous reparle ici et là.

La poudre d’amandes : damned, je n’ai pas essayé, j’ai lu le truc trop tard ! à tenter une prochaine fois (genre ajouter 50 g à la pâte). J’ai croisé aussi l’ajout de poudre de noix de coco, mais bon, trop de réfractaires dans mon entourage. Pourtant ça me plaît bien à moi, ce goût douceâtre ^.^

§

Pour un grand plat (8-10 parts) :

– 3 verres de farine de blé
– 1 verre de sucre brun
– 150 g de margarine
– 1 pincée de cannelle en poudre
– 1 pincée de mélange Pain d’Epices
– 1pincée de sel
– 5 pommes
– jus de citron
– 100 g de cassis
– 100 g de groseilles

Dans un vaste saladier, tamiser la farine.
Ajouter le sucre puis la margarine tiédie et ramollie à feu très doux (pas cramée…).
Mélanger grossièrement à la cuiller.
Ajouter les épices et le sel.
Puis malaxer à la main une première fois.
Rectifier les doses selon la consistance sous les doigts :
rajouter un peu de matière grasse si trop poudreux et sableux ;
rajouter un peu de farine si trop gras et collant.
Préchauffer le four à 180°.
Epépiner les pommes (pelage inutile si bio) et les couper en cubes moyens.
Déposer les cubes dans un autre saladier et les arroser immédiatement d’un peu de jus de citron préparé à l’avance, en mélangeant, pour éviter qu’ils noircissent.
Rincer les fruits rouges sous l’eau froide.
Dans un grand plat allant au four, disposer d’abord les cubes de pommes, puis les fruits rouges délicatement.
Malaxer la pâte à la main une seconde fois.
L’émietter en façonnant de grosses miettes au-dessus des fruits (comme si vous déchiquetiez de la mie de pain, rêveusement, à la fin d’un repas ennuyeux. Pour donner une idée du geste ;) )
Bien répartir sur toute la surface du plat.
Puis appuyer très doucement, du plat de la main, pour aplanir la surface et intégrer un petit peu la pâte parmi les fruits.
Sans forcer, il ne s’agit pas d’éclater les baies.
Placer au four, 180°, 35 mn environ.
(ma cuisson est toujours un peu juste, ne pas hésiter à rallonger de 5-10 mn si le dessus n’est pas un minimum doré).

§

Verdict : ça va, c’était un des plus réussis que j’ai tentés, du moins selon les convives qui n’avaient pas goûté les autres ;)
J’aurais même pu être moins timide sur la dose d’épices, qu’on ne sentait que très légèrement au final.
Sérieusement, les fruits rouges sont réellement le truc génial de ce dessert, et il est suffisamment sucré pour ne pas larmoyer avec l’acidité piquante des cassis maison. Toujours une tendresse particulière pour mon petit crumble de jeunesse, on aura saisi… et une nostalgie d’avance pour mes baies du Nid <3

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