Compotée de Coings à l’Eucalyptus

eucalyptus botanique

Cuisine des arbres, cueillettes de Mabon. C’est grâce à un présent d’Automne en forme de gros fruits bosselés et duveteux que votre expérimentatrice maison s’est lancée dans cette compotée de coings & pommes parfumée à l’eucalyptus. Des asthmatiques à nourrir, un peu de temps et un bon couteau en céramique (histoire de se flinguer l’index tranquille), et c’est parti.

Mela cotogna e eucalipto…

Les coings : ou fruits du très beau cognassier (cydonia oblonga). Pas franchement comestibles crus, tout leur intérêt vient à la cuisson, qui les rend tendres et sucrés, et révèle leur pouvoir gélifiant secret (pleins de pectine). Astringents, ils sont indiqués pour les transits en roue libre – et donc, à mon grand regret, pas forcément pour les petits loulous plutôt portés au bouchage digestif… Le duvet qui les recouvre part au rinçage à l’eau froide ; il est déjà enlevé sur les coings du commerce.
J’en garde un ou deux de côté pour une autre expérience… (suspense de malade).

Les pommes : pour équilibrer et rendre plus digeste. Les quelques recettes que j’ai pu voir partent toutes sur un mélange 50/50, allons-y donc. Je rappelle que si l’on utilise des pommes bio, on peut faire à moindres frais du Thé de Pommes, c’est-à-dire garder, découper et faire sécher les épluchures à destination d’infusions de coin du feu…

Le sucre : entre sucrer à fond la caisse ou point du tout, pour une fois je choisis le compromis, j’ai donc baissé de moitié la dose prescrite. Je suppose que pour accompagner un plat salé, on peut diminuer encore, à tester.

L’eucalyptus : l’ingrédient classe du jour ! Etymologiquement « bonne couverture » comme il est expliqué ici sur le plan botanique, l’eucalyptus globulus ou gommier bleu est un de mes arbres préférés, c’est dit ; et la saveur plutôt fine planquée dans ses feuilles rappellera peut-être le truc de la verveine citron dans la compote de pommes jadis bricolée ici même.
Un organe à retenir : les bronches. L’eucalyptol (dans les feuilles) a des vertus désinfectantes, décongestionnantes des voies respiratoires, ainsi les infusions et inhalations d’eucalyptus (et même les bains !) soulagent les asthmatiques et autres encombrés bronchiques chroniques – amis fumeurs il s’agit de vous, oui, vous, là. :)
Inutile d’en mettre beaucoup, quelques feuilles suffisent. Je préconise de ne pas broyer les feuilles cette fois, elles seront plus faciles à extraire de la mixture le moment venu. On trouvera des feuilles entières au rayon tisanerie, ou en pharmacie (celles qui font de l’herboristerie un peu sérieusement).

Les autres parfums : bien sûr on peut rester plus classique ou plus exotique et parfumer la compotée à la vanille, cannelle, gingembre, badiane, ou mélange pour pain d’épices, ou à rien ! Selon vos goûts et vos placards.

Le jus de citron : double usage pour la présente, il aide comme toujours à la conservation des pots, mais surtout il évite ou du moins ralentit le noircissement des coings qui, dès le découpage, brunissent littéralement à vue d’oeil, les bougres.
Bon. C’est une compote, ce n’est pas non plus un drame si ça noircit un peu.

La compotée : l’intitulé n’est pas seulement pompeux, il a aussi un sens culinaire précis : cela correspond au fait de cuire très lentement un aliment pour lui donner l’aspect d’une compote (comme avec des oignons bien ramollos). Ne pas mixer et laisser entiers les morceaux fondus va bien dans ce sens, et c’est là que ça me fait songer à un accompagnement pour du salé, du seitan rôti par exemple.

Compotée de Coings à l'Eucalyptus

§

– 500 g de chair de coings
– 500 g de chair de pommes
– 70 g de sucre
– 2 feuilles d’eucalyptus
– jus d’un demi citron

Rincer les coings en frottant pour ôter le duvet.
Préparer un grand récipient d’eau citronnée.
Peler, épépiner et découper les coings.
Les placer immédiatement dans l’eau citronnée, au fur et à mesure.
En fond de casserole, placer un fond d’eau avec une càs du sucre préparé.
Ajouter les dés de coings, cuire à feu doux 10 à 12 minutes.
Pendant ce temps s’occuper des pommes : même scénario.
On peut utiliser la même eau citronnée, elles noirciront moins.
Ajouter les dés de pommes, le sucre, les feuilles d’eucalyptus.
Laisser cuire encore un petit quart d’heure (davantage si grandes quantités).
En profiter pour laver et stériliser les pots à l’eau bouillante.
Couper le feu. Enlever les feuilles.
Mixer ou non, ou plus ou moins, selon la consistance désirée.
Mettre en pots, refermer, conserver au frais et à l’ombre.

Et c'est la révolution typographique, aussi.

§

Verdict : Rien à dire, c’est fastoche, pas mauvais, passe très bien un peu chaud, et parfumé ce qu’il faut. Même ma lutine pourtant difficile a aimé le goût des feuilles bleues :)

A refaire sans souci, en prévoyant juste le temps pour la découpe des fruits – et en comptant ses phalanges ;)

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Bonus : un joli livre patiné de botanique australienne !

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