Marinade de Poivrons à la Marjolaine

Marinade de poivrons à la marjolaine @Cuivre&Cumin

… Et au basilic, mais ça c’était évident ;) Dernier tour d’honneur pour les ultimes poivrons d’été, recyclés en une marinade colorée toute méditerranéenne, un peu longuette mais sans aucune difficulté.

Verde, giallo e rosso…

Les poivrons : toujours plus bio que bio, parce que là, pressée par le temps et contrairement aux quelques recettes standard auxquelles j’ai puisé sans vergogne, j’ai choisi de garder la peau. Multicolores si on a, bi ou mono sinon.
D’ores et déjà, ça m’a surprise donc je précise : on peut en mettre *beaucoup*, ils réduisent franchement à la cuisson (j’ai fait les lanières un peu tôt aussi, je pense)… Je n’ai pas tenté l’astuce de les fermer dans un sac plastique après cuisson, j’aurais peut-être dû, pour qu’ils conservent un peu leur eau, ou ce qu’il en restait. Je testerai la prochaine fois.

Les alliacées : ail toujours, échalotes pourquoi pas. En veine d’échalotes, j’ai mis les deux, bigre. J’ai même un souvenir d’un ami restaurateur qui faisait mariner les poivrons sans rien, juste à l’huile d’olive. Pourquoi pas aussi – mais je suis toxico des parfums, moi, après tout.

L’huile d’olive : honte à moi, je n’ai jamais songé à en parler avant sur Cuivre & Cumin, mais il est possible de militer du fond de sa cuisine, de façon positive, constructive et non violente, en se procurant de l’huile d’olive issue de Palestine ! Plusieurs fournisseurs existent (outre ma petite asso locale qui se fournit chaque année à la Fête de l’Huma, oui oui), je peux conseiller Solivr, qui propose également d’autres produits palestiniens, dattes, savons (les savons de Naplouse sont juste incroyables, un jour je ferai un blog un billet savons) et même arbres à planter, dans le but nécessaire et merveilleux de reboiser cette terre d’arrachements…
Bien. Je réalise que je voulais aussi vous parler d’huile de sésame (vierge, pas grillée), et que ça peut aussi constituer un geste militant, mais je garde pour plus tard, du coup.

Le jus de citron : il permet de finir de « cuire » les poivrons déjà ramollis par le gril. Ai vu une option alternative avec du vinaigre balsamique, sinon ; mais pas les deux, il faudra opérer un choix, cruel certes, mais choix quand même.
Et à la réflexion, on pourrait même relever un chouïa le tout avec une pointe de couteau de piment d’Espelette.

Les herbes : comme d’habitude, testez et optez pour vos expériences les plus réussies. Aujourd’hui ce sera basilic & marjolaine, cette dernière étant beaucoup moins citée, mais vraiment délicieuse et intéressante. En plus, elle pousse partout ! Le basilic quant à lui a joué les prolongations au congélateur, histoire de profiter un peu plus longtemps de ses feuilles fraîches (c’est tout de même incomparable si on les… compare au basilic séché, même séché maison avec amour ombre et air pur).

Le temps : serait bien avisé de suspendre un peu son vol. D’ici là, compter une bonne demi heure de préparation, gril compris, et minimum deux heures de marinade au frais. En profiter si besoin pour mijoter une autre petite entrée froide tout aussi sudiste, la Tapenade aux Câpres de Méditerranée, par exemple :)

§

– une dizaine de poivrons rouges, jaunes, verts…
– 2 càs d’huile d’olive
– 1 càs de jus de citron
– 2 gousses d’ail
– 2 belles échalotes
– 5 feuilles de basilic frais (ou 3 pincées de basilic séché)
– 2 pousses de marjolaine fraîche (ou 2 pincées de marjolaine séchée)
– sel, poivre

Préchauffer le four à 210°.
Rincer et couper les poivrons en quatre, dans le sens de la longueur.
Les épépiner et ôter les petites côtes blanchâtres.
Les disposer en couche unique sur du papier sulfurisé, sur la plaque du four.
Mettre à griller 10 mn, en les retournant à mi-cuisson, et en veillant au grain !
Les placer dans un sac plastique fermé, réserver.
Préparer la marinade dans un saladier :
Inclure l’ail dégermé et les échalotes, le coup haché très très finement.
Puis l’huile d’olive, le jus de citron, le sel et le poivre, les herbes ciselées.
Découper les poivrons en lanières, ajouter, mélanger.
Réserver au frigo, deux heures minimum.

§

Verdict : j’ai encore de la technique à acquérir pour garder des poivrons bien moelleux, mais à part ça c’est impeccable ! Parfumé, un peu relevé (davantage si on rajoute un peu de piment, donc), change de la poêlée de poivrons qui me sort un peu par les yeux à force, et puis le mélange bien frais des saveurs du Sud ail-citron-huile d’olive-herbes s’avère toujours efficace.
A refaire, sans souci :)

Le coin de la loose photo : ben la photo arrivera quand j’aurai remis la main sur mon portable que j’ai *encore* paumé… (ne riez pas. Enfin si, j’en suis au stade du running gag, là)

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