Gelée de Mangues à la Menthe poivrée

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Mangue bien mûre, dessert qui assure. Expérience express pour adoucir la température, en bricolant cette humble gelée de mangues au jus de pommes & menthe poivrée. Feuille juste ajoutée comme ça, au cas où pour-celleux-qui-n’aiment-point, et puis si ça fonctionne, j’en cisèlerai dans le mélange la prochaine fois.

Inspirée principalement – outre *la* bible qu’on ne présente déjà plus, le livre Vegan de Marie Laforêt, dont je risque de vous reparler dans absolument chaque billet ! – des concoctages de Cooking Julia, sans sucre et avec citron (ce qui m’a plu dès le départ), et d’une tite souris qui l’associe avec une pannacotta coco, et utilise du jus de mangue. Que je n’avais donc pas en stock, mais je garde l’idée.

Mango e menta piperita…

Les mangues : plus mûres elles sont, mieux c’est, vraiment. Et ceci est également valable pour toute tambouille à base de mangue (minute teaser, d’autres recettes à venir). Pour une en particulier, j’ai eu l’occasion de tester plusieurs fois, eh ben donc la-fois-des-mangues-un-peu-vertes s’est révélée la fois peu mangeable (amertume plus plus) et surtout très peu digeste. Donc, sans hésitation, de jolies mangues qui ont attendu leur heure.
Le souci qui perdure est évidemment l’origine et le trajet des belles. Encore dépourvue d’une gigantesque serre chaude qui me permettrait d’évoluer parmi les manguiers en pleine montagne, comment dire, ben oui, je les achète, elles sont bio, « équitables » si cela veut encore dire quelque chose, viennent de loin et coûtent un bras. Enfin, parfois seulement un poignet, il faut pister, en général quand le prix baisse un peu c’est là qu’elles tombent dans le panier.

Le jus de pommes : j’ai envie de dire, il faudrait expérimenter les 3 options qui se sont présentées à moi : jus de pommes donc, pour la douceur suave et le petit apport sucré quand même (il n’y a pas d’ajout de sucre dans cette recette, et il n’y en avait pas besoin) ; jus d’oranges, pour l’acidité piquante (on pourrait dégager le jus de citron du coup, à voir), comme dans les gelées multicolores présentées par Marie Laforêt ; ou encore jus de mangues, comme chez la tite souris sus-citée, pour le total look & total goût, et l’aspect déjà crémeux un peu épaissi. A la réflexion, ce pourrait être intéressant aussi avec du jus de bananes, onctueux et crémeux également (faut que j’arrête de coller des bananes et/ou du chocolat partout moi).
Bon. Je n’ai pas fini de tenter des variantes. Supplice en cuisine, ayez pitié. ;)
En attendant, et pour tout avouer, si j’ai commencé par le jus de pommes c’est tout bêtement parce que j’en avais, hem.

Le jus de citron : comme évoqué à l’instant, le petit plus acide ne sera sans doute pas nécessaire si on se rabat sur du jus d’oranges. Je pensais qu’il était là surtout pour la conservation, comme c’est souvent le cas, et puis en fait, c’est une complémentarité géniale avec la saveur de la mangue, plus ronde, limite fade peut-être pour certain.e.s, je ne sais comment dire. Bref, il était tout à fait à sa place, et c’est un invité permanent celui-là de toute façon, donc bon.

L’agar agar : toujours en phase d’approche avec l’algue magique. Je fais trèèès attention d’éviter l’écueil vexant de la coagulation (quand on balance la poudre dans un liquide déjà un peu chaud, notamment), maintenant que je sais. Mais je ne parviens pas toujours à ne pas tomber dans le piège maléfique numéro deux, à savoir : chauffer point trop longtemps pour ne pas tuer tous les goûts, mais tout de même suffisamment pour qu’il prenne, le fourbe, et ne me laisse pas avec de molles choses imprésentables à l’arrivée. Disons que je m’améliore. Pas encore du 100%…

La menthe poivrée (menta piperita de son petit nom) : la redite : parce que j’en ai aussi ! Et je frétille tant de joie à voir mon pied de menthe, une des toutes premières choses installées au jardin, pousser comme un beau diable, jusqu’à m’arriver à la poitrine (oui bon, je ne suis pas grande. Pas du tout du tout. Mais quand même, ça fait plaisir), que j’essaie de l’utiliser, de diversifier, de me mentholer la vie comme pas permis. Je découvre peu à peu la différence avec la menthe marocaine (menta nana) que je traîne depuis quelques années, les usages ne sont pas si différents, en tout cas pas à mon niveau de novice, mais quand même, il y a un truc, un peu spécial, velouté et relevé, véritablement « poivré » je ne sais pas dire, mais quelque chose, oui, de terriblement séduisant.
Donc, cette déclaration estivale pour dire : ouip ça peut le faire avec de la menthe classique ! Et si vraiment le goût mentholé ne passe pas, on peut toujours rester en terrain connu, avec un peu de sucre vanillé, ou un peu de rien du tout…
Ainsi que pour épiloguer de la sorte : il n’est rien de plus aisé que de faire pousser un peu de menthe en pot sur sa fenêtre. De la terre riche, de l’ombre, de l’eau et du love, et c’est gagné. Trop facile pour ne pas essayer. Au pire, le virus végétal prend, et la vie entière en est transformée, et euh tant mieux.

La présentation : hop là minute sérieuse. Plusieurs possibilités :
* laisser la gelée dans sa verrine originelle. Préférer dans ce cas un contenant transparent (enfin vous voyez hein), et réserver la déco pour la fin.
* démouler les verrines sur des soucoupes. Ici, astuce de ouf, si l’on place une feuille de menthe tout au fond, avant la gelée, youhou la magie de la bascule gravitationnelle la fera se retrouver en haut des cimes après démoulage. Lequel doit être extrêmement prudent, soigneux et pas bourrin pour ne pas flinguer tout l’édifice.
Ah, et c’est évident mais : contenant convexe et évasé, aussi. Sinon ça ne peut pas fonctionner.
* Opérer l’une ou l’autre des options ci-devant, mais sans feuille entière. A méditer, mes chers convives du jour ont dû avoir peur ou quoi, ils l’ont parfois laissée. (Ou alors c’est moi qui ai été effleurée par un chrone germinatif sans le savoir, et qui me suis trop verdifiée à force :P)

BON ça vient cette recette ou bien ?

§

Pour 5 verrines environ :

– 2 petites mangues mûres
– 500 ml de jus de pomme
– 12 feuilles fraîches de menthe poivrée
(dont la moitié pour la déco, selon envies)
– 1 sachet d’agar agar (= 4 g)
– 1 càc de jus de citron

Eplucher et débiter les mangues en modestes morceaux.
Mixer avec le jus de pomme, le jus de citron, l’agar agar.
Mettre à compoter (= petits bloups d’ébullition) 4-5 minutes à feu doux.
Pendant ce temps, rincer et ciseler la menthe poivrée.
Préparer les verrines, tasses, coupes, n’importe.
Couper le feu. Ajouter la menthe ciselée.
Si démoulage prévu : placer une feuille de menthe *au fond* de chaque verrine.
Puis verser délicatement le mix dessus.
Si servi tel quel : procéder à l’inverse : verser le mélange puis déposer la feuille de menthe.
Laisser tempérer une demi-heure à l’air (recouvrir d’un torchon sans toucher la surface de la chose).
Puis réfrigérer au moins 2 heures.
Servir frais, avec ou sans machins croquants pour accompagner – biscuits aux amandes…

§

Verdict : rhaaa en plein Messidor, c’est un délice ! Premier essai fort concluant, le mot du jour est légèreté. Aucun souci, excepté peut-être pour la feuille de menthe entière, que tout le monde n’a pas forcément osé brouter. D’où l’étape ciselage ci-dessus.
Mis à part ce point feuillu, super découverte. L’association mangue fondante / jus de pomme juste un peu sucré naturellement / petite acidité du citron / fraîcheur de la menthe donne juste un quatuor impeccable, et sans apport de sucre silvousplaît. En outre, j’ai mis tout au plus vingt minutes de préparation, après c’est le frigo et l’agar agar qui ont bossé. Nickel. A faire & refaire. Contente :)

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