Savon à Barbe à l’ancienne

barber pub

ça va savonner dans le chaudron ! Un savon à barbe maison, à l’ancienne, largement inspiré des bonnes idées de l’incontournable Raffa et des Petites Magies, pour une peau toute douce, et pour arrêter définitivement ces horribles mousses à raser en plastique dehors-comme-dedans.
Voilà qui fera plaisir à tout le monde (ceux qui se rasent et celles – ou ceux… – qui les embrassent !), pour une préparation brève et plutôt fastoche.

Con la rasatura…

Le savon : la base classique peut être du savon d’Alep. Le savon de Marseille est réputé un peu trop agressif d’après les dermatologues. L’autre solution est de récolter tous les petits bouts de savons finissants ici et là, afin de leur donner une deuxième vie (solution que j’ai choisie).
EDIT : posologie rectifiée grâce à l’oeil perçant de Blan ! Dans la composition il faut donc bien lire 100 g et non pas 100 mg :)

L’huile végétale : (à ne pas confondre avec huile essentielle, hein) Ayant eu un très bon résultat avec l’huile d’argousier, je continue. Autres possibilités : noisette, sésame, calendula, argan, toujours dixit les expertes de LPM. Il en faut assez peu pour réaliser un pot, donc tout dépend du rapport entre budget disponible / nombre de pots-cadeaux prévus. J’ai aussi vu un choix sur l’huile d’olive, mais personnellement je la trouve épaisse, et qui sent à fond l’huile d’olive, de fait…

Les huiles essentielles : l’habituelle recommandation sur l’éviction des HE si grossesse ou allaitement a peu d’objet ici ! (Sauf si des femmes à barbe se comptent parmi les millions de lecteurs de Cuivre & Cumin, évidemment. Je les salue). Deux objectifs : conservation et beau parfum.
Pour la conservation, lavande ou lavandin (un peu moins cher celui-ci) ou romarin ou tea-tree. A noter que les trois premiers sentent bon, en plus, et que les deux derniers traitent les petits problèmes de boutons.
Pour le parfum, en sus des précédents, on a l’embarras du choix : ylang-ylang, eucalyptus, menthe poivrée, cannelle, santal, vétyver… Un gros coup de coeur, pour ma part, va à l’eucalyptus, très fin, et surtout au vétyver, très classique dans les parfums & lotions masculines, mais qui me fait complètement craquer. ^_^

Eviter de dépasser 3-4 HE maximum, c’est déjà bien, après les mélanges complexes vont donner un savon un peu trop dosé en HE et peut-être improbable question senteur.

Alors d’accord, les HE ce n’est pas donné. Mais un bon choix permettra de les utiliser de moult manières ; et pour avoir vu leur procédé de fabrication, je peux jurer la main sur le cœur que ce n’est vraiment pas cher, en réalité.
(Exemple vu en direct, 50 kg de menthe verte donnant après distillation… 50 ml d’huile essentielle. Soit 3 tout petits flacons. Et ce n’est pas un rendement miteux, dans le domaine).

Le flacon : joli si l’on a… et moins joli sinon. La seule condition est d’avoir un contenant plutôt plat et large, pour y faire mousser le blaireau – nous parlons là bien entendu de l’ustensile complémentaire. ;) J’ai quant à moi pris un vieux flacon vide de crème hydratante, ça convient à peu près.

Le blaireau : justement, l’inséparable du savon à barbe. Comme nous sommes d’une part en des lieux se voulant végans (on fait ce qu’on peut), et comme d’autre part le blaireau en poils de blaireau de grande surface se fait un plaisir d’être d’une qualité abominablement nulle, c’est-à-dire qu’il perd trente poils de ces pauvres bêtes à chaque usage, nous préférerons ici, bien entendu, faire un peu de pub pour les blaireaux en poils synthétiques, qui semblent se trouver partout et dont il y aurait bien besoin ici !
Cette petite concession à la pétrochimie, juste parce qu’entre un peu de synthétique et l’enfumage ignoble desdites bestioles au fond de leurs terriers, c’est tout vu.

Le rasoir : tout de même, il fallait bien un troisième larron. C’est moins le sujet, mais quitte à se débarrasser des emballages jetables et des produits pschitteux-mousseux pour le rasage, autant investir la différence économisée dans un bel et bon rasoir éternel, où l’on change juste les lames, comme avant et en oubliant les montagnes de déchets de rasoirs Bic. Après avis auprès du preux chevalier rasé du Nid, c’est agréable et donne un bon résultat. ça coupe, quoi.
Et il semblerait que l’utilisation du savon augmente la durée de vie des lames !

Le fourneau : clairement, il s’agit de faire fondre, et surtout pas de cuire. Le bain-marie vigilant suffit largement, donc. Et les HE à la toute fin.

La lotion après-rasage : je n’ai pas encore potassé le sujet, mais ça pourrait venir, bien qu’avec ce simple savon, le preux chevalier sente déjà très doux et très bon. :)

Allez, passons au coupe-chou avec la version ci-dessous, à adapter selon le ci-dessus.

Capture d’écran 2016-01-24 à 10.17.18

Restez concentré.

§

– 100 g de savon d’Alep ou de restes de savons
– 100 ml d’huile d’argousier
– 3 gouttes d’HE désinfectante (ici lavandin)
– 3 gouttes d’HE parfumeuse (ici eucalyptus + vétyver, 3 gouttes de chaque)

Laver et stériliser le ou les flacons et les ustensiles (récipient en verre, casserole) en passant le tout à l’eau bouillante.
Râper le savon dans un récipient.
Faire fondre au bain-marie, à feu très très doux, ajouter l’huile végétale.
Puis ajouter les huiles essentielles, hors du feu.
Verser immédiatement en flacons, refermer.
Il faut je pense au moins 12 h avant durcissage.
Durée de conservation : là ça fait plus d’un an…

§

Verdict : Monsieur est fort content et a totalement laissé tomber mousses pas belles et crèmes à barbe bio hors de prix. :)
Mamzelle est d’autant plus contente, donc ; au point que je songe en refaire en plus grandes quantités pour mes futurs cadeaux hivernaux.
C’était le militantisme de la salle de bains ;P

barber blades

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26 réflexions sur “Savon à Barbe à l’ancienne

  1. Recette intéressante, je note ! (pour en parler à mon Ours à moi ;)).
    Tiens, en parlant d’HE de tea-tree, j’ai effectivement investi dedans pour un furur sérum-maison pour peau grasse. Et aussi (vu que le précédent fluide pétro-bidule est pas encore fini…), m’en servir comme traitement local (au lieu des roll-on hyper asséchants que j’utilisais avant en cas de grosse menace qui pointe). Et c’est juste mi-ra-cu-leux ! Quelques gouttes sur un coton-tige (bon, ça, c’est un point à revoir… j’ai cru voir quelque part des cotons-tiges bio, c’est déjà ça de pris!), appliquer sur le bouton (déjà bien présent ou en passe d’arriver), et chpouf! après 2/3 applications, ben disparu le bouton ! (voire même il n’apparaît jamais si on applique l’HE à temps, j’ai eu le cas avec un qui menaçait d’être un big one (beuark), j’ai pris les choses de suite avec le tea tree ben je l’ai jamais vu arriver, ce big bouton ^^). Et en plus, ça dessèche pas!!! :) THE produit miracle et il est 100% naturel. ça devrait être proclamé partout, ça! :)
    Pour revenir au sujet je pense que je prendrai ta technique de récup’ de bout de savon si jamais je m’attaque à la recette. Car pour mon homme, je sais pas, mais moi j’ai eu la mauvaise surprise de me découvrir allergique au savon d’Alep :( (je soupçonne l’huile de baie de laurier).
    Bref ^^
    bises de salles d’eaux!

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    • Hey :)

      alors si ton tien Ours teste la recette, je veux volontiers le retour parce que je n’ai qu’un cobaye pour l’instant :)

      Pour le tea-tree, oui j’ai constaté ça aussi, régulièrement (aka lors des menaces se pointant au même moment du cycle), je n’ai pas poussé jusqu’à fabriquer une crème ou un sérum, mais j’aurais pu, au lieu de ça comme toi je l’ai utilisée pure et en très petite quantité. Bon… je savais qu’il fallait éviter de l’utiliser sans la diluer (dans une huile végétale puisque insoluble dans l’eau), la tentation fut quelques fois un peu forte…
      mais ce que ça marchait bien, oui. :)

      Très possible pour le savon d’Alep, apparemment il est supporté de façon variable !

      Ah et j’ai pensé à toi en zonant devant des bouquins sur le thème « faire ses cosmétiques naturels »… pas encore choisi, parce que je bloque bien aussi sur les savons et que j’ai bien envie de me lancer (et surtout que j’ai décidé fermement ou presque, de me calmer sur la wishlist) mais il me semble que tu en as un ou deux ? :)

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  2. Oui, je me méfiais aussi pour l’HE de tea-tree pure comme ça, mais ça reste exceptionnel comme pratique et le coton-tige absorbe une partie. Mais reste que dans un sérum ce sera bon pour moi ! (et oui, malgré mon âge, j’ai toujours un type de peau « jeune à problèmes » ^^)

    Pour la recette, mon Ours vient de me répondre qu’il préfère utiliser du savon tout simple, donc désolée, pas de 2e cobaye…

    Pour les idées-bouquins : j’avais emprunté « Beauté et soins au naturel » de Stéphanie Tourles à la BM (éditions Prat). Beaucoup, beaucoup de recettes, plus ou moins compliquées (je pense notamment à certains ingrédients difficiles à trouver en ville, à savoir plantes et fleurs ^^ »). En première partie, on trouve notamment les bienfaits de chaque ingrédient détaillés, ainsi que leurs éventuels remplaçants – j’ai d’ailleurs pensé à toi là-dessus, notamment pour certaines recettes avec cire d’abeille ou miel, dans cette présentation l’alternative à ces 2 ingrédients est indiquée (cire émulsifiante végétale et glycérine végétale). La plupart des recettes sont pour le visage, mais il y a aussi des recettes de « gels » douches, de dentifrice, de shampooing… (Par contre, rien pour le démaquillant yeux donc heureusement que là j’ai ta recette ^^) Pas de recette de « savon », malheureusement, sauf savon liquide pour le visage et/ou le corps. Beaucoup de ces derniers sont à base de savon d’Alep mais bien sûr rien n’empêche les adaptations persos! J’ai trouvé ça très fourni, j’ai pioché une poignée de recettes dedans. Pas encore testé les recettes en question, sauf celle de la lotion astringente (normalement c’était eau florale d’hamamélis+jus de citron, mais à cause du jus ça risquait de se conserver peu longtemps, donc je me contente de l’eau florale seule et elle est très bien comme ça :)), et celle du baume à lèvres que j’avais apprise en atelier aussi (cire d’abeille+miel+huile d’amande douce).

    voili voilou :)

    bises

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    • Ok, merci pour la référence :)
      En effet, difficile de trouver un truc associant des cosmétiques et des savons. Bon, en même temps, ce ne sont pas les sites qui manquent, s’il faut je parviendrai à me contenter de recettes piochées et de tests hop comme ça (et j’irai assouvir mes pulsions livresques sur un thème voisin, u uh). Ce livre dont tu parles m’a quand même l’air bien complet, pour mon niveau amateur complet. Je note :)

      Ah et merci pour les doses du baume à lèvres, ça semble assez simple, j’essaierai ça dès que j’aurai fini d’exterminer mes pauvres vieux tubes pleins de graisse morte… (c’est affreux, rien que d’y penser, mais en même temps je voulais les terminer, pour ne pas * en plus * gaspiller une deuxième fois ces vies…).

      Il faut que je précise un truc pour la cire d’abeille : comme on a installé des ruches cette année, si on s’en débrouille on devrait pouvoir récupérer la cire en plus du miel.
      L’inconvénient est que la consommation des produits de la ruche nous sort direct de la stricte case végétalisme (sans même parler de véganisme), ce qui vaut les foudres d’un peu tous les côtés. Mais bon, ce fut un choix qu’on a fait et on y a pas mal réfléchi – je me suis même reposée sur l’argumentaire de One Voice, tu sais ceux qui font les listes de cosmétiques sans animaux, et qui n’excluent pas, justement, les produits de la ruche -, et puis on s’est dit que favoriser le repeuplement des abeilles, ce n’était pas du luxe par les temps qui courent.
      Et donc justement, l’avantage c’est (qu’on va avoir des kilos et des kilos de miel, déjà ^_^) que produisant nous-mêmes on est sûrs et certains de la provenance et de la qualité, pas de nourrissage, pas d’antibios, pas de traitements chimiques, pas d’enfumage et d’une façon générale rien qui leur fasse mal. C’est déjà un plus par rapport à tout un tas de miels qu’on trouve ici et qui sont mélangés, coupés à l’eau, trafiqués etc.
      Bref. Faudrait déjà que j’apprenne à récupérer la cire dans tout ça :o)

      Mais en tout cas, je trouve ça fort utile d’avoir les équivalents végétaux, ‘même pour’ le miel et dérivés, ça permet au moins de faire circuler l’info, et puis de sensibiliser, encore et toujours, et d’être toujours en situation de se poser la question de ce qu’on fait. Voilà :)

      Bises arbre à thé magique et surpuissant ^_

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      • Pas de souci ! N’hésites pas à le feuilleter si tu tombes dessus – pour ma part, j’ai au final préféré ne pas l’acquérir vu que sur la quantité de recette proposées, je n’en ai pioché qu’une poignée.

        Et oui la recette est très simple ! Le plus « difficile » (si j’ose dire), c’est simplement de le transvaser dans le récipient définitif avant qu’il soit totalement solide mais pas quand il est encore trop liquide. Ah et j’oubliais : la cire d’abeille doit être râpée, avec un couteau – et truc en plus de l’animatrice de l’atelier, mieux vaut réserver un couteau à ce seul usage car c’est hyper difficile voire impossible à nettoyer ensuite ^^ » (je comprends aussi ta position sur « finir les vieux tubes », je fais pareil…. )

        Cool, des ruches à la maison ! :) Elles seront bien chouchoutées, les petites ouvrières rayées ! :) (j’ai beau en avoir peur de ces pauvres bêtes quand elles me tournent autour d’un peu trop près, jamais je ne leur fais de mal – je me contente de fuir ou d’attendre qu’elles aillent retrouver leurs fleurs ^^ ») Oui, je comprends bien la particularité – je me souvenais qu’on avait parlé miel, lors de mon dernier séjour. Votre décision a été mûrement réfléchie, et en effet les abeilles ont bien besoin d’aide en ce moment ! (en plus fait at home, comme tu dis, c’est la garantie totale ^^). Certes ça sort du végétalisme et du véganisme – et j’avais entendu parler de One Voice, effectivement – mais bon, je comprends très bien tes arguments et les approuve ! Mais je me disais que l’info des alternatifs pouvait intéresser tout de même, dont acte ;)

        voilou, bon apprentissage rucher dans ce cas ! :)

        Bises noires&jaunes :)

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  3. PS les doses pour le baume à lèvres, si ça t’intéresse : 1 c. à s. de cire, 2 c. à c. de miel (ou glycérine), 4 c.à c. d’huile d’amande douce. On fait tout fondre au bain-marie, puis on retire du feu , on attend un peu (pas trop, que ça ne se solidifie pas trop) puis on transvase dans le récipient définitif.

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  4. Merci pour cette très tentante recette… mais l’homme a la peau fragile, donc j’ai un doute pour l’alep, et aussi pour les HE ?
    Pourquoi ne pas essayer avec un savon sans savon (pain dermatologique) ?
    Bises bulles !

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    • Coucou :)

      pour le savon, on peut partir de savons hydratants, des trucs bien doux (genre aux huiles), et puis comme huile végétale, celles de calendula et d’amande douce sont les plus coocoonesques pour les peaux fragiles. Et le calendula (qui n’a pas l’inconvénient quea peut-être l’amande rapport allergie) est en plus cicatrisant.

      Pour les HE, elles ne sont pas censées attaquer la peau mais plutôt la protéger, les lavandes sont elles aussi cicatrisantes d’ailleurs ; de toute façon, comme il ne vaut mieux pas les utiliser pures, impossible de faire un test avant. Tu peux aussi te passer d’HE dans la recette, mais là on perd le bénéfice de la conservation et du parfum. En fait tu sais quoi, quand j’en refais pour le mien je peux la faire tester au tien :)

      Tu verras dans le lien de Raffa, il y a des compositions similaires, sans HE (certains disent même qu’ils prennent juste du savon et/ de de l’huile et voilà). En faisant de petites quantités, c’est peut-être jouable :)

      Hey au fait, rien à vouar mais on va zoner à la ville ce wee-wee ! ;)
      Bises liposolubles ^

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  5. & Mag, je reprends à la ligne : merci pour l’astuce du couteau spécial cire. J’ai vraiment envie de me mettre à bidouiller tout ça, et en continuité avec ma petite incursion phyto-esque, et je suis plus que frustrée de devoir reporter pour cause de reprise de boulot… M’enfin, comme au jardin, on prépare le terrain, quoi.

    Pour les ruches, la toute première récolte est en train de ‘maturer’, on devrait l’avoir assez vite, en tout cas le premier pot était super joli et super bon :)

    Je te tiens au courant ainsi que mon lectorat en délire dès qu’il y a moyen de faire passer quelques rayons de miel ^_^

    Bonne soirée zébrée !

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  6. Bon. Les réserves s’épuisent – et le pot de la toute première expérience commence à rancir un peu en surface, ce qui signifie que j’en avais fait trop / conditionné dans un trop grand pot.

    Je cogitais à obtenir une formule plus mousseuse. Je ne me suis pas tapée à nouveau toute une grosse recherche, juste une petite incursion pour tenter d’incorporer de la glycérine => effet moussant.

    (Et donc là je découvre que non seulement les savons glycérinés sont sans soude, mais aussi que la végétaline ‘des frites’ c’est de l’huile de coco hydrogénée – allons bon -, mais encore qu’il faut bien vérifier l’origine végétale de la glycérine, qui apparemment pourrait être parfois animale ! Là c’est bon, merci la gentille pharmacienne qui a quand même appelé la boîte (respect) et qui m’a vendu le flacon qu’elle utilise dans sa propre officine. Par contre, sur les recettes trouvées ils évoquent plutôt de la glycérine solide…)

    A voir donc.

    Mes deux sources là (je ne retrouve plus le sujet LPM de départ !) :

    http://lapepitedor.canalblog.com/archives/2007/10/23/6608583.html

    et surtout :

    http://www.homejardin-loisirs.com/savon_sans_soude_la_fabrication_fiche_technique/comment_reussir_quand_utiliser.html

    …Plus, pour finir, potassage express (c’est le mot) du livre ‘Cosmétiques, le geste écologique’, rien de spécifique mais de nombreuses variantes et possibilités. Je m’oriente donc vers un mix qui ajoutera aux ingrédients initiaux glycérine +- miel +- argile (+- cire mais là ça va être plus chaud).

    Le résultat bientôt, j’espère :)

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    • (Deux heures plus tard)

      Mmmmppffff.

      Je ne sais plus comment ça a été si facile la fois précédente. Ai mélangé beaucoup plus d’ingrédients, en essayant de ne pas trop me planter sur les doses (notamment pas trop d’ajouts avec la glycérine et la cire), mais je crois surtout que j’ai été bien trop impatiente à ne pas attendre que les morceaux de savon soient bien fondus… les récalcitrants.
      Donc je crains que mon mélange n’aie trop chauffé, surtout les huiles, j’espère que tout ça n’est pas trop dégradé…

      Rha, pas contente. Pas grave mais pas contente.

      Alors je voulais éditer mon billet, mais avant le test final par mon testeur officiel, je n’ose imaginer ce que ça peut donner.

      Tout est parti du fait que je n’avais plus du tout assez d’huile d’argousier et que j’ai dû compléter avec d’autres huiles, a priori sélectionnénes pour leurs propriétés hydratantes / calmantes / cicatrisantes, à savoir : amande douce, millepertuis (je n’avais pas de calendula en huile) ; et ajout de cire d’abeille et d’un peu de miel maison pour arriver grosso modo à la dose de savon, 50-50.

      Pour mémoire, et pour ne pas refaire les mêmes bêtises (ne pas mettre le savon tout seul dans un premier temps, mettre les huiles trop tôt – sauf les HE quand même -, laisser trop chauffer par pure impatience semi-juvénile), le résultat du mix webo-livresque que j’ai expérimenté :

      – savons divers, 100 g
      – huile d’argousier, 4 càs = environ 60 g (environ… ce fut épique)
      – huile d’amande douce, 1 càs = 15 g
      – huile de millepertuis maison, 1 càc = 5 g
      – glycérine végétale (glycérol), 1 càs = 15 g
      – cire d’abeille en pastilles, 1 càc = 5 g
      – miel maison, 1 càc = 5 g
      – HE 9 gouttes (3 de lavandin, 3 de vétyver, 3 d’eucalyptus)

      Au moins, je n’ai pas modifié mes HE, c’est déjà ça ! Et aimant beaucoup le parfum obtenu par icelles, je ne me suis pas précipitée pour aller chercher des HE d’agrumes que j’ai vues par ailleurs (orange, pamplemousse, citron…), et qui dans l’esprit iraient bien aussi.

      (De toute façon, je ne suis sortie ni pour ça ni pour mon taiji soi-disant sacré ni pour les courses ni pour filtrer mes orties sous la pluie… en fait je ronchonouille et j’ai un peu de fièvre, c’est surtout ça :o) )

      …Donc là, ça se solidifie gentiment, ou méchamment, je ne sais. Cela donne 3 petits pots de 100 g environ, presque remplis. Avec de gros bouts de savons non fondus inside, pour l’effet méga roots (et méga raté, mouarf) ! Certains passages au réchauffage ont franchement montré une sale tête, je n’aurais dû avoir absolument aucune évaporation – donc c’était trop chaud.

      Bon bah on dira que c’était une expérience ! Je n’aurai plus qu’à améliorer grandement le processus (plus que la composition qui ne me semble pas si mal) pour concocter mes pots-cadeaux de Nouwel qui ont pour l’heure une bonne dégaine d’Halloween ;)

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      • Ben comme je t’avais dit j’ai eu le même tour avec le baume à lèvres maisons – j’ai eu la flemme de râper la cire d’abeille avec le couteau, résultat certes ça a bien fondu, mais à l’étape « solidification » ça s’est remis en gros paquet… donc dans mon tube, y a des endroits où ce n’est presque que de la cire, et d’autre que de l’huile d’amande douce et du miel… en matière de cosmétique maison, je crois que la patience (de râper la cire ou autre) est véritablement une vertu ! ça tombe bien, je m’échine à l’apprendre depuis longtemps, ça fera office d’apprentissage sur le vif ;)
        Bises réconfortantes contre la « ronchonouille »
        Lulla

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  7. Antidote antironchonouille bien reçu. :)

    Tu as raison, je pense que c’est la cire d’abeille, là elle était déjà en petites billes, mais trop de solidification quand même je pense, et au niveau du mélange, pas du tout homogène, comme pour ton tube (ici, avec de vieilles flaques d’huiles solidifiées en fond de pot, au milieu des bouts de savon échoués, c’est d’un appétissant :D).

    Patience et longueur de temps, oui !! Le prochain coup, je prévois plusieurs points à modifier :

    – utiliser une seule sorte de savon, et pas tous les vieux bouts qui traînent (parce qu’après tout je ne sais rien de la composition de ceux-là, et s’il faut ça m’a mis en l’air ma compo aussi. Et puis c’était pas très très logique, des chutes de savons d’hôtel et autres trucs kkbeurk pour faire un truc propre…)
    A la limite, je pense même prendre un savon déjà glycériné, sans soude. Je pense qu’il y en avait dans certaines chutes savonnières. Parce que même fenêtres ouvertes, bonjour l’odeur et le mal de tête…

    – euh pas de cire d’abeille cette fois. Je la garde pour son objectif initial, les baumes (pas encore commencés d’ailleurs !).

    – un vrai bain-marie, vraiment à feu super doux, et pas ma bidouille je mets sur le feu, hop je sors, hop je remets (bicuz réchaud à gaz trop fort de base), c’était idiot de faire ça…

    – ah j’ai oublié de préciser dans mon com’, j’ai même mis un peu d’eau vers la fin, dans les 10 cl. Mais cela ne changea point les choses ^_^

    – et donc, prochain coup toujours, je ferai bien attention de faire fondre intégralement le savon, avec eau éventuellement, * avant * de rajouter quoi que ce soit. Et quand fusion complète, je mélangerai avec le reste pour éviter que ledit reste s’altère inutilement à la chaleur.

    …bref je ne ferai pas vraiment pareil ! Patience patience, oui, merci d’être passée pour la main sur l’épaule ^_^

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  8. Alors enfin, le résultat en pratique avec le Verdict de cette V2 à la fabrication aléatoire :

    eh bien ça marche :D pas de pb de consistance ni d’odeur, parfum moins prononcé que la V1, et l’ironie du sort c’est que ça mousse encore moins cette fois-ci. (c’était bien la peine de se prendre la tête avec la glycérine). Utilisation qui va se poursuivre, au final, mais pour les cadeaux il faudra concocter une V3.

    Ouf, tout n’est pas perdu pour l’épisode 2, mes petits pots vont pouvoir servir et je ne vais rien jeter (* hantise *) ^_^

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  9. Salut, sympa la recette. Mais j’ai un soucis! Tu mets 100mg de savon d’Alep! Ça fait vmt pas beaucoup: 100 milligrammes, 0,1g de savon!
    Dans les commentaires, tu proposes une autre recette qui semble un peu plus abouti avec 100g de savon soit 1000 fois plus que la recette initiale.
    J’imagine que c’est une recette de frappe quand tu as rédigé la recette, alors je tenais à te le signaler. ( ça m’est déjà arrivé et vaut mieux que qqu’un s’en aperçoive)
    Voilà.
    Donc je v essayer de faire ça. Mais j’ajouterais bien un petit tensio actif tout doux genre sls pour plus de mousse. T’en pense quoi?
    Merci pour ta réponse et bonnes fêtes

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    • Bonjour Blan,

      oh un grand merci pour la rectification ! Oui c’est bien sûr 100 grammes et non 100 milligrammes :) je vais corriger !

      Pour le tensio-actif, oui je pense que c’est une bonne idée (c’est quoi sls ?). Ma première version faisait un peu de mousse, selon monsieur c’était une texture agréable et douce, mais rien à voir avec la quantité de mousse qu’il obtient avec le savon à barbe acheté (du Monsavon il me semble).
      Par contre, pour la seconde version j’ai voulu mettre de la cire d’abeille en pastilles, et ça a donné… rien du tout, un bloc qui ne fond ni ne mousse ni rien, pas utilisable donc.

      Je veux bien que tu me dises les résultats de tes expériences avec le tensio-actif :)
      ça fait un moment que je n’ai pas refait de savon à barbe, et j’ai à nouveau qq petites réserves de fins-de-bouts-de-savon :)

      Merci de ton mot et de l’alerte pour la dose !

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  10. L’HE pure en direct sur la peau ne convient pas à tous. 2 gouttes sur un coton tige appliqué à même la peau permet de faire un petit test. Mais attention quand même : ce produit est déconseillé aux enfants, aux femmes enceinte et son ingestion peut être dangereuse…

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    • Bonjour,

      Les HE ne sont pas utilisées pures ici, comme précisé dans le billet.
      Et les recommandations sur grossesse, allaitement et perte enfance y sont aussi évoquées, certes ce n’est pas la population ciblée par la recette du savon à barbe :)

      Merci de votre commentaire, bonne journée !

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      • (Mais pourquoi ai-je l’impression persistante que ce comm’ impersonnel, en plus de ressembler fortement à une pub déguisée, a l’air complètement automatique ?
        Les bots lisent Cuivre & Cumin ou bien ?)

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  11. Merci beaucoup pour cette recette très simple, je vais l’essayer pour l’offrir à mon homme avec un joli (en je crois) blaireau et un rasoir

    je reviens vite pour donner les impressions de Monsieur et Madame !

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    • Merci à toi de ton passage et de ton mot :)
      Je lirai tes retours avec attention, autant ma version initiale fonctionnait très bien, autant les essais suivants avec inf. autre composition ont moins bien marché. En revanche, le joli rasoir est un super bon investissement ! Il faut juste racheter des lames épisodiquement et voilà.
      Bonne tambouille !

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  12. Pingback: Ce weekend, on fait des bulles. (Savons maison) | Back to the Classics

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