Charlotte aux Poires & Vanille

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Un dessert sans produits laitiers, sucré mais pas trop, et bien blindé en poires par contre, c’est possible et assez rigolo avec cette Charlotte aux Poires parfumée à la Vanille, peu modifiée par rapport à la recette bien jolie de Ma cuisine végétarienne. Dans ma version j’ai enlevé le chocolat et l’alcool, rajouté de la mousse de poires et un yaourt végétal, remplacé la crème idem. Préparation rapide (surtout si poires au sirop en boîte) et attente longue, à ne pas accélérer… Prévoir le coup la veille, du coup ^.^

D’emblée, précisons que je n’ose, pour une fois, parler de recette végétalienne, parce qu’un des ingrédients de base, les biscuits à la cuiller, ne sont pas forcément faciles à trouver en version clean, et que pour ma part j’ai utilisé des biscuits classiques. Ce n’est pas mon habitude et je n’en suis pas franchement fière, mais il me fallait le souligner. Avec vraiment du temps et du tour de main, on peut tenter d’en fabriquer soi-même, voir ici les biscuits à la cuiller vegan.

Pera i vaniglia…

Les biscuits à la cuiller : en prévoir suffisamment (rayon gâteaux/pâtisserie). J’ai mis les 36 que j’avais dans mon matos, mais dans un grand moule, une quarantaine ne sera pas du luxe pour bien remplir le tout.
Ils sont tout mous et légers, ressemblent à des boudoirs en plus gros. Je suppose que l’expérience est réalisable avec des boudoirs si on ne peut pas faire autrement…

La crème liquide : 20 cl soit une briquette de crème de soja ou crème de riz vont parfaitement.
Comme j’avais besoin d’allonger un peu le tout, j’ai ajouté un yaourt de soja vanillé. Possibilité également d’opter pour un yaourt de soja nature, ou même citron (soyons fous).

La vanille : une goutte d’extrait liquide de vanille pour parfumer le tout. Sinon, le contenu d’une demi-gousse de vanille (voire un tiers, c’est vraiment efficace) ou encore un peu de sucre vanillé si c’est la dèche.
Le parfum, comme tout le reste certes, n’est pas obligatoire. Ne pouvant pas consommer du tout d’alcool en ce moment, je l’ai gardé en lieu et place de l’alcool de poires de la recette initiale. (Il faut avouer aussi que l’alcool, j’aime bien sauf dans les desserts, où les choses parfumées au Grand Marnier, au rhum, etc… ont le don de me dégoûter !).

L’agar agar : le retour, persistant, de l’algue magique qui aide à prendre à peu près tout et qui remplace si bien la gélatine animale. J’en ai dit un mot récemment dans la recette du Flan vert d’eau au Thé Vert & Coco, je ne reviens pas dessus.

Le sucre : brun, bio, en vrac, non raffiné, on ne change pas une équipe qui gagne. ;)

Les poires : (ah ben quand même) Si vous avez du temps et des poires – ça aide -, vous pouvez les faire cuire vous-mêmes dans de l’eau et du sucre et les récupérer ainsi que le sirop ainsi mijoté. Autrement, la solution de facilité est de prendre deux boîtes de poires au sirop, où l’on utilisera tout.

La technique : l’on aura besoin d’un batteur à œufs (je n’ai pas jeté celui qui n’a plus vu un œuf depuis belle lurette) et d’un petit mixer (là je n’en ai plus, je me suis servie du baby cook !).

Le moule : soit un grand moule à flan, aux bords cannelés, soit un moule à bords lisses mais surtout profond. Soit, même, un saladier, why not, cela pourrait s’avérer plus simple au démoulage.

Attente et démoulage : justement… le gros bug de mon test, très pressée par le temps et la bougie de néo-trentenaire qui attendait son piédestal, j’ai cru bien faire en calant la chose 2h au congélateur, au lieu des 4h règlementaires au frigo (je dirais même une nuit entière). Le résultat fut très bon mais peu présentable… Bref il faut réellement respecter le temps de prise, je ne peux pas dire mieux.

Déco : l’on trouvera framboises & crème au chocolat dans la recette que j’ai mise en lien, je ne suis pas allée jusque là. Et comme d’hab, en fait on peut faire ce qu’on veut :)

§

– 6 poires au sirop (= 2 boîtes)
ou bien : 6 poires et 80 g de sucre supplémentaires
– 40 biscuits à la cuiller
– 20 cl de crème de riz (= 1 briquette)
– 1 yaourt de soja vanillé
– 80 g de sucre
– 1/2 gousse de vanille
ou bien : 1 goutte d’extrait liquide de vanille
– 2 g d’agar agar (= 1/2 sachet)

Refroidir au congélateur un saladier et les deux tiges du batteur.
(Si poires nature, les peler, les couper en tranches.
Les faire cuire doucement 10 mn avec le sucre et un verre d’eau (20 cl environ).
Réserver et garder le sirop obtenu à part.)
Mixer la moitié des poires.
Dans le saladier tout froid, verser la crème de riz et la battre avec vigueur au batteur.
Ajouter délicatement le yaourt de soja, la vanille et la mousse de poires.
Préparer le moule, les biscuits et le reste des tranches de poires sous la main.
Prélever une louche du sirop de poires dans la casserole (ou dans la boîte).
Y délayer, dans une petite casserole, l’agar agar.
Faire chauffer à feu très doux en remuant constamment.
Après 2 mn d’ébullition, l’ajouter à la crème/mousse.

Phase montage :

Tremper un à un les biscuits dans le sirop, quelques secondes suffisent pour les imbiber.
Les disposer sur le fond et les bords du moule.
(Les caler dans les cannelures s’il s’agit d’un moule à flan).
Recouvrir le fond ainsi monté d’une couche de crème, en étalant à la cuiller.
Puis ajouter une couche de tranches de poires.
Puis une couche de biscuits imbibés de sirop.
Puis une couche de crème.
Puis une couche de poires. Etc.
Arrivés en haut (ou au bout des vivres), terminer par une couche de biscuits.
Finir de l’imbiber avec le fond du sirop s’il en reste un peu.
Tasser très légèrement du plat de la main.
Placer au frigo, au moins 4h voire une nuit donc !
Le lendemain, retourner sur une assiette et servir.

§

Verdict : comme dit en introduction, le goût était fameux, le démoulage, beaucoup moins – la faute à pas le temps d’attendre.
J’informe l’univers que la bougie a tenu ;) (il fallait bien une ligne de pixels pour dire ça).
Je me promets donc de ne pas en rester là et de ré-essayer bien vite ! D’autant que j’ai trouvé en cours de route une recette très simple de mousse de poires, plutôt genre verrine, qui mériterait aussi qu’on s’y attarde ;P

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5 réflexions sur “Charlotte aux Poires & Vanille

  1. Commentaire pas vraiment en rapport avec la teneur du billet. Juste un salut amical depuis cet échange sur l’huile de millepertuis (un truc à noter dessus, au fait) et le partage d’une réflexion, quant à la réalisation d’un macérat huileux d’exception à visée hémostatique. J’ai tout l’hiver pour aiguiser l’idée et suis preneur de tout axe de réflexion, allant de soi que je partagerai le résultat.
    A part ça, je ne suis pas très « charlotte » mais j’ai du mal à raccrocher ma mâchoire inférieure qui est tombée d’un coup sec quand j’ai lu « mousse de poires » :-)

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  2. Bonjour :)

    Alors comme ça en lisant ton commentaire, la première plante à laquelle j’ai pensé pour ses vertus hémostatiques est la prêle (equisetum arvense) très connue pour ça. Grâce à sa teneur en silice je suppose… On en trouve très facilement au rayon infusions ou en poudre, je pense que partir de la poudre de prêle est le plus intéressant (je l’ai même lu dans un roman où l’héroïne utilisait tout un tas de simples !).
    Sur la texture, un macérat huileux, pourquoi pas mais est-ce que ce sera le plus pratique pour badigeonner une plaie / stopper un saignement ? L’eau et l’huile étant non miscibles et le sang étant plutôt aqueux… Que penses-tu d’une formule peut-être plus ‘épaisse’ style baume, pommade, pâte quelconque ?
    Sur les plaies on croise souvent des concoctions de cataplasmes à base d’argile (très bien en soi) avec éventuellement des choses cicatrisantes, consoude, lavande (et même millepertuis tiens), miel au mille vertus si on en utilise… Je n’y ai pas songé avant mais en y réfléchissant, une pâte pourrait transporter facilement de la prêle en poudre ?

    Sinon, j’ai profité de ta réflexion pour jeter un oeil sur des pistes de plantes hémostatiques, à part la prêle donc, il y aurait l’HE de géranium d’Egypte, la persicaire (là je n’y connais rien), l’ortie possiblement (elle en est bien capable), et puis il y a aussi tout le registre des plantes utilisées pour la circulation veineuse, les hémorroïdes, les parois capillaires fragilisées… càd vigne rouge, marronnier d’Inde, cyprès il me semble, cassis… au moins pour ce dernier, je crois que c’est plus ciblé sur la reconstruction de la paroi capillaire que l’hémostase proprement dite. M’enfin, rien n’interdit de se pencher sur ces plantes-là.

    N’ayant jamais préparé de choses hémostatiques je ne peux pas partager davantage que ces quelques bribes hypothétiques… Ah et tiens, dans les accouchements était utilisée la capselle (ou bourse-à-pasteur) avec sa forme de petites feuilles en coeur très caractéristique. Connue pour être hémostatique, donc, je crois bien. Le truc, c’est que je n’ai pas un avis très serein sur cette plante, qui n’y est pour rien la pauvre, car j’ai découvert cette propriété lors d’un fait divers sordide qui s’est déroulé dans mes montagnes (une vallée proche) il y a quelques années : une « sage-femme » autoproclamée faisait beaucoup d’accouchements à domicile, sans aucun suivi médical (ni diplôme professionnel) en se servant des plantes. La justice l’a rattrapée après le décès d’un bébé. Dans le reportage, elle montrait les pots de plantes séchées dans sa cuisine « et ça c’est la bourse-à-pasteur, quand elles saignent », ça m’a fait un effet glaçant quand on sait le risque hémorragique massif sur les accouchements et surtout les délivrances.
    Bon j’admets que la capselle n’y est pour rien ! Juste une anecdote sur mon ressenti émotionnel sur cette question – peut-être pour ça que je n’ai pas creusé plus avant d’ailleurs.

    Quant à la mousse de poires… :) oui l’intitulé m’a fait saliver aussi, ça paraît très facile en plus, le goût des poires est carrément tentateur sous cette forme, je tente l’expérience bientôt d’un dessert uniquement basé sur ça (et pas juste comme ingrédient dans une recette plus vaste), je promets de partager le retour ;)

    Bonne journée à toi et bonnes expérimentations herboristes ! :)

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  3. Ah j’oubliais : la prêle est facile à repérer (milieux humides, fossés, talus, bords de rivières etc) et à faire sécher. Près de chez moi il y a un gros talus qui en est plein, je la coupe et la laisse sécher plusieurs semaines – elle est coriace) ensuite c’est facile à réduire en poudre, en la frottant sur un tamis, ou au mixeur (ça risque de sacrifier le mixeur : elle est réputée pour émousser les lames et notamment les faux, du temps où l’on fauchait les champs a la mano).
    Et on la consomme en la saupoudrant sur les plats, les soupes… ce qui me paraît plus efficace dans ce cas précis (récupérer une quantité de silice et pas seulement extraire qq principes actifs) que des infusions ou décoctions, qui sont possibles aussi, mais enfin, pourquoi pas l’ingurgiter direct.
    Les indications sont surtout ostéo-articulaires (comme l’ortie et la consoude), les autres je ne les ai plus retenues. (bon là bien sûr, en per os, on n’est pas dans l’indication hémostatique, qui cherchera plutôt un traitement en local)
    Il y a une petite monographie aux Editions du Terran. Attends voilà :
    http://www.terran.fr/plantes-sauvages/24-mystrieuse-prle-vol15.html

    (je fais un peu de pub pour cet éditeur, qui est davantage sur une ligne ‘jardin bio’ en général, vannerie etc maintenant, mais qui a sorti une vingtaine de monographies très chouettes, si l’on supporte le style d’écriture, sur des plantes médicinales ‘stars’, peut-être connais-tu déjà !

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  4. J’ai du travail au printemps à venir. Nos savoirs semblent assez parallèles et je te remercie beaucoup de t’être penchée sur ce thème.
    Une seule plante ne saurait suffire et c’est une association de plusieurs végétaux qui obtiendra à mon sens les résultats escomptés.
    Le plus dur, c’est encore de trouver les cobayes :-)
    Je suis allé dans des directions semblables aux tiennes, retenant dans ma sélection la prêle bien sûr, le géranium rosat – incontournable -, le ciste ladanifère, la myrte, le plantain, la fleur de lys blanc, la renouée (des oiseaux et le poivre d’eau), la racine de fraisier, les feuilles de mûrier, la bourse à pasteur (dont je connais les vertus remarquables), la pimprenelle (qui honore son nom de sanguisorbe), la petite pervenche (ses vertus en interne et en poudre de feuilles séchées sont différentes) et, évidemment, les feuilles d’eupatoire.

    Le baume se fait facilement à partir d’un macérat huileux, d’où mon choix. Je ne perds pas de vue l’idée d’une poudre, mais la conservation de cette dernière ne saurait excéder un an (3 ans pour le macérat) et le conditionnement a d’autres exigences.
    J’ai écarté la salicaire officinale, la Potentille tormentille, l’hydrastis, le lamier, la brunelle, l »églantier.

    J’ai sous le coude quelques billets qui devraient t’intéresser :-)

    http://ndoshta.wordpress.com/2012/02/21/la-larve-dans-la-plaie/
    http://ndoshta.wordpress.com/2012/02/16/miel-et-sucre-la-guerison-des-blessures/
    et forcément
    http://ndoshta.wordpress.com/2013/12/13/le-gouter-du-jour/

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    • Meric pour les précisions et les liens ndoshta ! (et pardon pour le délai de réponse ^.^)

      Le billet sur le miel me plaît beaucoup, oui ça correspond à ce que j’avais un peu vu à l’époque (on avait soigné la plaie ulcérée fort dégueu du chat de la voisine avec, et même la veto avait trouvé le résultat miraculeux… bon le souci c’est que le chat ingurgitait les compresses, et qu’il fallait le laisser dedans pour éviter la photosensibilisation. Mais sinon, génial). Je n’ai jamais fait de billet reprenant les qq données récoltées, ai vu des travaux de thèse, des études sur les brûlures graves, plaies infectées etc… et un bouquin sur l’apithérapie, qui donne le vertige tant il y a de possibilités et d’indications :)

      Pour « la larve dans la plaie » je t’avoue que je n’ose cliquer, je sais l’efficacité de ces ptites bêtes mais mon inconscient ne va pas supporter et se vengera par moult cauchemars que je préfère éviter ^.^

      Merci encore, bonnes préparations et bon passage à la nouvelle année !

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